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Non, l’obsolescence professionnelle n’est pas une fatalité…

A l’heure où la menace des robots et de l’intelligence artificielle apporte une anxiété supplémentaire dans la gestion de son employabilité, l’obsolescence professionnelle peut être envisagée avec fatalité, sauf si…

Aujourd’hui, la mission que je partage avec nos équipes est de permettre à chacun, de se réaliser pleinement pendant toute sa trajectoire professionnelle. En transition de carrière, la perte d’un emploi est compliquée à vivre.  A cette occasion, se pose la question cruciale de son employabilité.

Dans mon expérience auprès de l’association « A compétence égale », à l’occasion de speed-dating entre cabinets de recrutement et des seniors en transition professionnelle, ces derniers commençaient souvent l’entretien par la problématique d’être senior.

Bien entendu, leur frein exprimé devient un frein pour leur futur recruteur.

Nous avions alors coutume de leur demander : « Qu’avez-vous appris durant vos 20 dernières années professionnelles ? » Les réponses étaient riches, le moral et la confiance revenaient.

En 20 ans, ils avaient en effet emmagasiné expérience et expertise.

L’obsolescence professionnelle peut être un mouvement lent et même rassurant qui consiste à se camper derrière son expertise et son expérience. Attention toutefois au glissement.

L’obsolescence professionnelle est une double menace pour l’entreprise et le collaborateur.

Comment dans ce cadre combattre l’obsolescence ?

L’entreprise doit poser les bases d’un écosystème favorable certes.

La jeunesse professionnelle est aussi l’affaire de chacun. La conscience d’un comportement qui soit porteur pour soi et pour les autres.

La jeunesse professionnelle est une question d’état d’esprit, d’ouverture et de remise en cause. Chercher l’élan qui fait de notre engagement professionnel une mission chaque jour renouvelée.

Nous avons la chance d’aborder un monde en totale mutation. C’est une opportunité à chaque âge d’apprendre, de changer de paradigme, de sortir de sa zone de confort et réussir même à échouer parce que l’on apprend encore, de permettre une mise en mouvement contagieuse...

Ceux qui partagent cet état d’esprit se reconnaissent et viennent parfois bousculer les autres : ceux qui ont tendance à être campés derrière leurs prérogatives et leur pré-carré. Certains en effet, par peur du changement, brandissent le drapeau de la séniorité et ont tendance à être dans la « sur-posture », c’est dommage.

La jeunesse professionnelle se manifeste aussi par la soif d’apprendre, la capacité d’aborder avec curiosité de nouvelles compétences.

Les capacités d’apprentissage en ligne sont d’ailleurs foisonnantes et faciles d’abord.

Certains sont certes « digital natives » et d’autres, pas. Au-delà de la gestion de l’âge professionnel parfois clivant, le comportement prend en définitive le dessus. J’ai rencontré des jeunes adultes, qui à la sortie de leurs études, abordaient leur avenir professionnel comme un tracé rectiligne et des seniors qui le perçoivent comme une aventure professionnelle excitante.

Le succès du management de transition est une illustration de ce courant.

La jeunesse professionnelle est régénérée par le mouvement, le mouvement physique et la mobilisation de tout son être.

Apprenons parfois à faire « reset » et à nous interroger sur ce qui permet de nous booster et booster notre employabilité.

 

Marie-Liesse Morgaut

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