Histoire ordinaire d’une mise en relation

Trop souvent on n’ose pas contacter son collègue d’il y a dix ans pour demander un coup de main... …et trop souvent on passe à côté de réelles opportunités. Osez le réseau… ça marche !

La semaine dernière, j’ai reçu une demande de la part de Kathy que je n’avais pas vue depuis au moins un an. A l’époque, Kathy était en transition professionnelle. Ayant quitté son poste de Communications Director chez un éditeur de logiciels américain, elle cherchait un poste similaire et était accompagnée par une de mes consœurs chez Nexmove. J’avais rencontré Kathy à l’occasion d’une formation que j’animais et par la suite nous avons échangé quelques mots deux ou trois fois en se croisant chez Nexmove ou au détour d’un café. Aujourd’hui elle est VP Communications et Marketing au sein d’une entreprise spécialisée dans les échanges de données.

Sa demande : « Hello Dean, Comment vas-tu ? J'espère que le confinement/déconfinement se passe bien pour toi et que la période n'a pas été trop compliquée. On s'était dits que nous nous calerions un déjeuner mais je crains qu'il ne faille encore attendre un peu. Je prenais aussi contact avec toi pour voir si tu pouvais me mettre en relation avec : Entreprise X, Pierre Y et Entreprise Y, Paul Z. Ils ont tous les deux des postes en relation avec la data et j'aurais aimé les aborder pour échanger avec eux sur notre technologie et voir comment nous pourrions avancer dans leurs sociétés respectives. Merci pour ton retour et je te souhaite un super long weekend ».

Je reconnais le nom de Pierre Y, mais je ne sais plus où nous avons travaillé ensemble. Je consulte LinkedIn et je vois que nous étions collègues il y a vingt ans. Quant à Paul Z, son nom ne me dit rien, et ne me dit pas plus après un nouveau tour par la case LinkedIn. Je me dis que cela devait faire partie des invitations à connecter que j’ai acceptées sans trop réfléchir. Néanmoins, et sans hésiter, je prends la plume via LinkedIn pour écrire au deux : « Bonjour Paul, J'espère que tu vas bien en cette période particulière. Une amie, Kathy A, VP Communication et Marketing chez ABC Inc., m'a sollicité pour une mise en relation avec toi. Serais-tu ok pour un contact, et si oui peux-tu me communiquer une adresse mail et / ou un n° de téléphone où elle pourra te joindre ? Merci d'avance, bien à toi, Dean ». Pour Pierre, je rajoute une phrase du style « Je ne sais pas si tu te souviens de moi… ».

Dans l’heure qui suit, Pierre me répond en disant qu’il se souvient très bien de moi et en proposant que Kathy le contacte via son email qu’il a la gentillesse de me fournir. Et trois jours plus tard, Paul, sympathique aussi, m’envoie son numéro de téléphone. Résultat : Kathy est ravie et Dean est heureux de l'avoir aidé.

Que peut-on apprendre de cette histoire tout ce qui est de plus banale ? Que le réseau, ça marche ! Il suffit juste de respecter quelques règles. Observons le message de Kathy : personnel (elle me demande mes nouvelles et me souhaite un super long weekend), adapté et empathique (passage sur le virus), généreux mais réaliste (laïus sur le déjeuner), clair et direct (demande de mise en relation et motif), et, enfin, très important, réalisable (visiblement elle avait vu que j’étais en contact avec Pierre et Paul dans LinkedIn). Regardons maintenant les réactions de Pierre et Paul : les deux répondent favorablement, malgré l’éloignement temporel, voire total. Et pourquoi ? Tout simplement parce qu’à la base de la démarche réseau se trouvent l’échange, la confiance et la réciprocité. Kathy sait qu’elle peut tenter d’aborder Pierre et Paul directement, mais qu’elle a cinq fois plus de chances de réussir si elle passe par la case de la relation intermédiaire, autrement dit le sésame qui ouvre très souvent les portes vers de nouvelles relations et opportunités.

Une démarche réseau construite et suivie démultiplie les chances de succès, que l'on cherche son prochain poste, son prochain client ou son prochain investisseur. Envie d’échanger sur le sujet ? A votre disposition !

 

Dean Groman